Jean-Bernard Louis de Saint Jean, baron de Pointis (né en Bretagne en 1645; mort à Champigny le 24 avril 1707), est un amiral et corsaire français formé par Duquesne et Tourville, qui s'illustra par la prise de Carthagène (2 mai 1697). En 1693 il devint chef d'escadre, et en 1697 entreprit sa campagne la plus célèbre, l'expédition de Carthagène, où avec Jean-Baptiste du Casse et les flibustiers de Saint-Domingue, il bombarde et pille Carthagène. Ce raid fut une totale réussite. La ville est prise, ce qui lui rapporta la fortune et lui gagna la faveur de Louis XIV. À la mort de Jean Bart en 1702, il se vit confier la direction des corsaires de Dunkerque, mais, faute d'initiative, fut bientôt remplacé par Marc-Antoine de Saint-Pol Hécourt. Il tenta de prendre Gibraltar par voie de mer en 1705 mais fut battu par John Leake à la bataille de Cabrita. Après cet échec, Pointis se retira du service actif.
La mine « d'or » Bien que certains auteurs s'interrogent sur son existence, il ne fait pas de doute qu'elle ait existé, ainsi qu'en atteste un arrêt du Conseil d'État du Roi Louis XIV du 28 février 1696. La mine fut découverte vers 1686 et cet arrêt « permet au Sieur de Pointis de faire exploiter les mines de cuivres aux environs de l'abbaye de Noyers » Jean Bernard de Saint Jean, Baron de Pointis était né en 1645 et mourut en 1707. Chef d'escadre dans la marine, il se rendit célèbre par l'expédition de 1697 au cours de laquelle il enleva la ville de Carthagène des Indes en Colombie. Il avait ses propriétés aux environs de l'abbaye et le roi voulut gratifier ce grand marin en lui octroyant l'exploitation de la mine récemment découverte.
Chalmel dans son « Histoire de la Touraine depuis la conquête des Gaules par les romains jusque 1790 », parue en 1828, l'évoque plusieurs fois. Au tome I il dit qu'elle fut même un espoir pour restaurer les finances du royaume: « la découverte qu'on fit dans la commune de Noyers, non loin de l'abbaye du même nom, d'une mine qu'on disait contenir de l'or et de l'argent eut sans doute été d'un grand secours pour le gouvernement; mais il paraît qu'il n'en conçut pas une idée fort avantageuse, puisqu'en 1696, le Roi en fit don au Baron de Pointis; celui-ci, pourtant, ne fut pas tenté d'aventurer une fortune réelle à la recherche de trésors fort incertains. Peut-être a-t-on, traité cette découverte avec trop d'indifférence, car on sait qu'il ne faut pas juger de la richesse et de la qualité d'une mine sur les parties du minerai qui s'offre à la superficie, et celle-ci ne promit-elle que du cuivre, mériterait peut-être qu'on la sondât plus profondément. » Plus loin dans le tome IV relatant la biographie des hommes célèbres il dit ceci: « On découvrit vers la fin du dix-septième siècle, aux environs de l'abbaye de Noyers, en Touraine, où le baron de Pointis avait ses propriétés, une mine de cuivre contenant des parties d'or et d'argent. Le roi en gratifia le vainqueur de Carthagène ; mais les essais qu'on en fit n'ayant pas semblé heureux, on n'en entreprit point l'exploitation. En effet, ce n'était guère l'entreprise d'un particulier. La mort du nouveau propriétaire de cette mine, survenue quelques années après, fut peut- être aussi le principal motif de cet abandon. Il ne paraît pas qu'on y ait songé depuis. » D'autres documentations en font également état: • L'encyclopédie de Diderot et d'Alembert parue en 1751 qui dit simplement à la rubrique mine d'argent: « En Touraine, auprès de l'abbaye de Noyers, une mine de cuivre tenant argent. » • Le dictionnaire de la Province et du diocèse du Maine de 1777 : « On trouve des mines de fer en plusieurs endroits de la Touraine et on en a découvert une de cuivre auprès de l’abbaye de Noyers dont le Roi a fait don à M. de Pointis. On prétend qu’il y a de l’or. On a fait plusieurs fois l’épreuve sur quelques morceaux de cette mine qu’on avait trouvés à la superficie, ce qui fait juger qu’on pouvait en tirer de grands profits si l’on fouillait plus avant, les mines étant toujours plus fortes dans le fond. » • L'encyclopédie Méthodique tome II Commerce parue en 1783 au chapitre sur le commerce de la Touraine: " On peut encore mettre au nombre des productions naturelles desquelles il se fait quelque trafic.... le cuivre duquel il a été découvert une mine près de l'abbaye de Noyers sur la fin du XVIIe siècle." • L'histoire naturelle de Buffon de 1799 : « On a aussi reconnu plusieurs mines de cuivre dans le Limousin, en Dauphiné, en Provence, dans le Vivarais, le Gévaudan et les Cévennes); en Auvergne, près de Saint-Amand; en Touraine, à l'abbaye de Noyers ; en Normandie, près de Bricquebec, » • La Loire historique pittoresque et biographique paru en 1856 page 802: "On découvrit en 1686 une mine de cuivre dans laquelle se trouvaient des parties d'or et d'argent. On s'en occupa mollement jusqu'en 1697, sans doute parce que les premiers essais d'exploitation n'avaient pas été heureux. Dans cette année, Louis XIV fit présent de cette mine au chef d'escadre baron de Pointis, qui n'y attacha pas beaucoup plus d'importance; la fleur des champs poussa sur les travaux commencés et recouvrit de ses douce nuances les trésors que la terre recelait peut-être en ce lieu." • Le dictionnaire géographique et historique d'Indre et Loire de Carré de Busserole paru en 1878 à la rubrique Noyers: « Nous trouvons dans le recueil de Don Housseau la note suivante concernant une prétendue mine d’or située dans l’enclos de l’abbaye de Noyers. Il y avait une mine d'or sur laquelle on a déjà travaillé. Les gens du métier conviennent qu’elle est véritablement mine d’or, mais ils croient qu’il faut attendre sa maturité pour en tirer quelque profit. Au commencement de notre siècle, cette mine a été l’objet d’un commencement d’exploitation entreprise par le baron de Pointis. Les fouilles amenèrent la découverte d’une petite quantité d’argent, accompagné de cuivre et de fer. Le produit ne suffisant pas même à couvrir les frais d’exploitation, les travaux furent abandonnés. » Cette mine se situait sur la route de Noyers à Port de Piles, sur la droite avant le premier étang, près de la Vienne.
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